Le site des associations d'information et de lutte contre la méningite

L'actualité des associations

Politique et stratégie de prévention des méningites

Faut-il se contenter du statu-quo ?

A l'occasion de la semaine nationale contre la méningite, Patricia Merhant-Sorel, Présidente de l'association petit ange et Cécile Péchaire, Responsable de l'antenne de Bruxelles ont participé à un café citoyen organisé par l'agence NILE au Sir Winston à Paris.

Le Docteur Éric Van Melkebeke pédiatre et secrétaire adjoint de l’Union Régionale des Professionnels de Santé - Médecins Libéraux de Bretagne (URPS ML Bretagne) et  le Pr Catherine Weil-Olivier, Professeur en pédiatrie de l' Université Paris VII sont intervenus dans ce débat mené par Olivier Mariotte. Autour de la table  médecins, pharmaciens, représentants de l'industrie pharmaceutique, représentants d'assurances/mutuelles se sont relayés pour répondre aux interrogations sur le sujet du jour : politique et stratégie de prévention des méningites et infections à méningocoque. Faut-il se contenter du statu-quo ?

Rappelons que les infections invasives à méningocoques au sens large sont à l'origine de septicémies et de méningites qui touchent 500 à 800 personnes par an en France. Elles sont difficiles à diagnostiquer et peuvent entraîner le décès dans les 24 à 48 heures suivant l'infection. 10 % des patients atteints de cette maladie (principalement des nourrissons, de jeunes enfants et des adolescents) décèdent et environ 30 % des survivants souffriront de séquelles irréversibles (lésions cérébrales, surdité, amputations). En plus des conséquences parfois dramatiques sur toute une vie, des traumatismes physiques et psychologiques qui touchent la victime et ses proches, le coût économique de la maladie est substantiel (pouvant aller jusqu'à 1,9 ou 2,3 millions d'euros en coûts actualisés à l'échelle d'une vie après une étude de l'association de patients française Méningite France).

Ces chiffres soulignent que la prévention contre la méningite et infections à méningocoque restent un important défi de santé publique à relever. Le HCSP a appelé de ses voeux une campagne de vaccination renforcée. Les enseignements de diverses expériences européennes et internationales montrent que la vaccination peur réduire significativement, parfois quasi totalement, l'incidence de certaines méningites à méningocoque. Elles montrent aussi que des couvertures vaccinales élevées peuvent être obtenues. La France dispose actuellement d'outils pour contrôler les méningites à méningocoque A, C, W Y et B.