Le site des associations d'information et de lutte contre la méningite

La méningite c’est trop grave pour ne pas s’informer

Patricia Merhant-­‐Sorel,
Présidente de l’Association Petit Ange

« Je n’ai pas su reconnaître les signes de gravité de la méningite qui a emporté ma petite fille il y a onze ans. Aujourd’hui, je le pourrais, parce que j’ai entendu des dizaines de parents me raconter leur histoire. Elles ne se ressemblent guère : les symptômes n’arrivent pas tous dans le même ordre, même si au final, ils sont tous là. On pense d’abord à une rhinopharyngite, une bronchite, une gastroentérite, des maladies fréquentes chez les petits.
On voit bien qu’il se passe quelque chose d’anormal, qu’il n’est pas comme d’habitude. Peut-­‐être ai-­‐je perdu du temps parce que je n’ai pas voulu paniquer. La fièvre ne tombe pas, malgré le paracétamol, mais on se dit qu’il agira plus tard. Et puis quand la maladie se déclare la nuit, on se rassure en se disant que l’enfant dort. Mais c’est une grosse erreur. Il faut se fier à son instinct et à partir de là, agir vite. »

Jimmy Voisine,
Président de Méningites France – Association Audrey

« Il faut renforcer la communication sur la maladie car avec une moyenne de 2 cas par jour en France un risque d’épidémie est possible. Les personnes connaissent le mot « méningite » mais elles sous estiment les risques. Elles s’en inquiètent souvent trop tard, quand il y a un cas à côté de chez elles.
Il était important de créer un événement fort pour relancer la lutte contre les méningites, et ce quel que soit l’âge des personnes touchées. C’est pourquoi, Méningites France – Association Audrey a créé la Journée Nationale de lutte contre les Méningites, le premier samedi d’octobre de chaque année.
En 2014 pour la première fois, le grand public est invité au colloque organisé à l’Institut Pasteur mardi 7 octobre. »